06 novembre 2007
Kigali, la ville qui pousse plus vite que son ombre
Kigali, une ville qui pousse et se (re)construit à une vitesse démentielle. Partout, des chantiers en cours de construction pour la middle- et upper-class revenue d'exil en Europe ou ailleurs. Nous, pour nous y retrouver, on avait rebaptisés les quartiers "Beverly Hills" (les superbes villas 18 chambres-5 sdb-barbelés en option) ou "Desperate Housewives" (le quartier des maisons chic et semblables). Thomas & Piron y a même fait construire des maisons témoins... De l'autre côté, ce sont les quartiers populaires: parmi ceux-là, Nyamirambo, lieu de rassemblement des musulmans et des immigrés
west-africains, avec ses deux mosquées aux toîts verts. Au centre-ville, on est happé par la modernité des lieux: centres commerciaux de luxe, building vitrés, banques à gogo. Mais même dans ce que j'ai pu voir de la cité, Kigali semble avoir fait de grands pas en avant dans ses moindres recoins: la nuit l'électricité permet à chacun de poursuivre ses activités et les routes principales, bordées de part et d'autre de beaux caniveaux, sont parfaitement goudronnées. Ce goudron, on le retrouve aussi sur les grands axes de ce minuscule pays qu'on traverse en quelques heures. Mais en sortant de la capitale, on
constate un développement à double vitesse: la priorité des priorités, c'est la construction de Kigali, qu'il faut rendre attrayante pour les investisseurs, les entreprises internationales et les emmigrés. Ca c'est pour l'immédiat, et la tactique semble marcher plutôt bien. Mais pour le développement des campagnes, on repassera en 2020.
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=259401&pid=6870785
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :







