La blogosphère de Charline à Kinshasa

Impressions d'une mundele en R.D.Congo

10 décembre 2007

A chacun sa table!

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"Voyez", me dit cette vendeuse dans un marché de Kimbanseke en me montrant le poisson qu'elle tient dans sa main gauche "ça, il n'y a que ceux qui ont de l'argent qui peuvent se l'acheter. Mais pour les pauvres comme nous, on doit acheter des tout petits poissons". Et de me montrer sa main droite. "Ils sont tellement petits: ça peut à peine nourrir un chat... Voilà ce que je donne à manger à mes enfants: du poisson pour chat!". Cette remarque, jetée au hasard à la mundele que je suis, m'a fait remarquer que l'on peut facilement évaluer le niveau économique d'un quartier en observant les produits que l'on y vend. A Kimbanseke et Kisenso, où les poissons dépassent rarement les 15 cm et les tomates sont souvent pourries, on y mesure le sel avec un dé à coudre, et l'ail s'y vend à la gousse. Dans les super-marchés du centre-ville, on trouve des grosses pièces poissons bien gras, les tomates s'achètent par tas de 5, le sel se vend aux 100 grammes et l'ail est présenté en grosses grappes, comme celles que l'on ramène du Sud de la France. Comme quoi ici, chacun a sa place, sa table et son repas!

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27 novembre 2007

Bédés: ça bouge à Kin!

Amateurs de BD, allez jeter un coup d'oeil sur www.talatala.cd ! Je tombe un peu tard sur ce site Internet, puisqu'il annonçait une exposition de B.D. kinoises à Bruxelles dans le cadre du festival Yambi. Je suis en retard d'une guerre, puisque l'expo se terminait le 27 octobre. Mais je découvre seulement le site aujourd'hui, avec ses dizaines de planches de B.D. visibles online. Allez-y vous délecter avec quelques histoires brèves: chacune d'elle raconte en image un des aspects de Kinshasa. Prostitution, drague, enfants des rues, commissionnaires, transports, arnaques en tout genre: voilà de quoi mettre des images sur ces concepts intimement liés à Kinshasa. (suivez le lien "planches" en haut à droite). Pour agrandir les dessins: cliquez dessus.

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sh_gu_s5sh_gu_s6sh_gu_s7       Auteur: Alain Piazza Dinsundi Paya

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13 septembre 2007

Finies les vacances...

Me voilà de retour de vacances, la tête encore un peu dans les nuages belges... Sortie de l'avion dimanche à 20 heures, arrivée à la maison deux heures plus tard. Le passage par la salle où l'on est censé récupérer son bagage sur le tapis roulant sert de bonne transition entre la Belgique et la R.D.C. et je me remets vite fait dans le bain congolais bien moite et bruyant... Un "porteur" (de bagages ndrl) aux larges épaules entreprend de chasser de la salle ses collègues moins musclés que lui, histoire de monopoliser le marché de l'assistance-bagage. Un quart d'heure plus tard les "freluquets" se regroupent et se chargent d'une vengeance en bonne et due forme: voilà notre musclor maîtrisé par sept ou huit porteurs, le visage écrasé par terre, les menottes dans le dos. Direction les coins sombres pour un tabassage en règle... Tout cela devant les yeux ébahis des primo-arrivants. Ââââhhhh, Kinshasa, tu m'avais manqué! ;-)

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29 juin 2007

Orlie, 15 ans et à la rue

P1000308N'étant que volontaires, ce qui ne porte pas exactement nos personnes en haut de l'échelle CTBienne, nous ne pouvons pas prétendre à mille avantages comme d'autres expatriés. Il y en a néanmoins un que l'on ne lâcherait pour rien au monde, c'est celui d'avoir une voiture à notre disposition pour circuler librement dans cette ville où le transport en commun est quasi-inexistant. Mais bon, qui dit volontaire dit aussi voiture bas-de-gamme. François et moi avons donc hérité d'une Suzuki Vitara en fin de vie, qui passe autant de temps sur les routes qu'au garage. C'est au cours d'une des nombreuses pannes de notre titinne que nous avons rencontré Orlie. C'était à quelques centaines de mètres de la maison et nous avions du nous arrêter parce qu'il y avait un "drôle de bruit". Sorti de nulle part, Orlie, une quinzaine d'années, casquette sur le crane et vêtements noirs de crasse, s'est glissé sous la voiture sans qu'on ne lui ai rien demandé. Ma première réaction était de lui dire non non, je n'ai pas besoin de toi (ici aucun service n'est gratuit...). Puis à la réfléxion, mieux valait que ce soit lui qui se roule par terre que François ou moi, vu qu'on était sapés pour aller à une communion... Chipottage pendant une heure, puis le gamin nous accompagne chez le garagiste. Il me glisse à l'oreille les prix exacts pour que je ne me fasse pas rouler, bref, il nous aide à nous sortir de l'impasse où nous a fourré la Vitara croulante...

Parce que ça nous intéresse et parce qu'on a pas grand chose à faire pendant ce temps-là, on papote avec Orlie, histoire de voir ce qu'il fait, d'où il vient... On se rend vite compte qu'il s'agit d'un "shégué", un enfant des rues. Il ne sait pas quel âge il a (il nous dit qu'il a 10 ans mais est bien trop grand pour cet âge), ses deux parents sont décédés voici trois ans, et depuis il vit dans la rue. Au début un voisin le nourissait mais ça n'a pas duré longtemps. Depuis, il vit de "l'Article 15", comprenez de la débrouille. Il s'est construit une cabane en tôle et en bambou le long du fleuve, et pour survivre il fabrique du cirage qu'il revend au cireur de chaussures (généralement des autres gamins de son âge). Il parle bien le français, ce qui me laisse croire qu'il a du avoir des parents éduqués. Les autres enfants des rues parlent très rarement le français parceenfants_des_rues qu'ils sont arrivés dans la rue très tôt, et qu'ils n'ont pas l'argent pour payer le minerval de l'école et que même s'ils l'avaient ils ont autre chose à faire que de rester sur les bancs d'une école. Ils maîtrisent juste le vocabulaire nécessaire à quémander quelques billets aux blancs.

Bref, ce garçon-là parle ma langue bien mieux que moi la sienne, alors j'en profite pour me faire une idée de sa vie. Je savais que j'allais de toute façon lui donner un peu d'argent pour payer ses talents de mécaniciens, mais après son récit nous décidons de l'emmener à la maison pour lui offrir un repas en plus de son "salaire". On discute encore, et son récit ne change pas d'un iota, quoiqu'il reste encore quelques zones d'ombre. Exemple: il nous dit que tous ses frères et soeurs sont partis en Europe après le décès de ses parents, le laissant seul et à la rue. Ca semble bizarre mais on ne tirera de lui pas plus d'éclaircissement.

Après avoir mangé, bu, et reçu quelques vêtements, Orlie reste bien enfoncé dans le fauteuil. Il est évident qu'il n'a pas l'habitude d'être invité chez des gens, et qu'il ne sait pas qu'à un moment il faut ... partir. Deux heures plus tard on le met gentillement à la porte. Des enfants comme lui il y en a des milliers dans les rues de Kinshasa. Je me dis qu'au mois de septembre, je pourrai lui payer son minerval pour qu'il aille à l'école technique. Il dit vouloir être mécanicien. Mais septembre, c'est loin, et je tourne ça en rond dans ma tête sans trouver de solution. La coopération au développement ce n'est pas que des mots sur du papier, et il faut savoir être cohérent, l'appliquer dans sa vie quotidienne. Pas vraiment d'idée pour sortir ce gamin de sa merde, mais je me dis que ça viendra, et que de toute façon je le reverrai puisque je lui ai dit que s'il avait faim, il pouvait toujours passer à la maison manger un bout.

P1000431Mais là, j'aurai peut-être mieux fait de me taire... Le lendemain soir, au retour du boulot, Orlie était devant la porte, le jour d'après il m'appellait à 16 heures pour savoir si j'étais à la maison, le lendemain il appelait à 21 heures, le lendemain en rentrant du travail, le gardien m'apprend qu'il nous avais attendus devant la maison depuis plusieurs heures... Quand je lui avais proposé de venir, je pensais qu'il viendrait une fois par semaine. Evidemment en lui disant de venir quand il avait faim, j'aurai du savoir que je le verrai tous les jours... Jusqu'au jour où, sortant de mon lit, vaseuse après une nuit de lutte contre la fièvre (cfr la malaria), je vois Orlie devant le portail. Je veux bien être gentille mais à 7 heures du mat' il ne faut rien me demander: ni une ni deux, je m'en vais lui tirer les oreilles (au sens figuré, hein!) en lui disant que de temps en temps, on a besoin d'être seuls, que s'il vient tous les jours on va finir par ne plus pouvoir le voir en peinture et qu'il faut qu'il espace ses visites à la maison. Je crois que je n'ai pas été très délicate avec lui , car depuis cet épisode, il n'est plus jamais revenu. Depuis j'ai honte de moi, honte de savoir qu'il pense que je l'ai chassé définitivement, alors que ce n'était pas le cas. D'autant plus que François, qui l'a recroisé plus tard, me dira que s'il était venu tôt ce matin-là, c'était pour nous offrir des mangues...

P.S.: J'ai pris la photo des enfants des rues sur le blog de Cédric Kanlonji

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27 juin 2007

Nos amies les bêtes

oiseau2l_zardOutre les moustiques, on trouve pas mal de petites bêtes exotiques dans la parcelle où sont situés mes bureaux: ce drôle d'oiseau s'est échoué dans notre salle de réunion. Quant au lézard, il y en a partout dans le jardin, au point qu'il faut regarder où on met les pieds si on ne veut pas les écraser. Qu'ils soient gras et vilains (les mâles) ou tout fins et fluets style voiture de formule 1 (les femelles évidemment), ils passent leur temps à faire des concours entre eux: à qui lèvera et abaissera sa tête le plus vite et le plus de fois possible. Celui-là gagne le droit d'être maître d'un bout de muret le temps d'une après-midi. Drôle de tableau qui fait penser à une séance de musculation pour lézards psychologiquement déficients.

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26 juin 2007

Malaria

mon_ami_le_moustique

A force, il fallait bien que l'un d'eux ait des conséquences un peu plus grave que des simples - mais ô combien horribles - démangeaisons. C'est chose faite, un moustique qui avait échappé à ma vigileance et à mon intraitable semelle m'a refilé une ch'tite malaria, histoire de faire plus "authentique".

J'aurais pu vous la faire version Xavier (mon ancien colocataire) en passant une nuit à l'hopital, ou bien attraper la malaria cérébrale. A mon grand regret, je n'ai à vous offrir que le récit d'une petite malaria de rien du tout, qui n'a rien fait d'autre que de me vider de tout soupçon d'énergie pendant une quinzaine d'heures. Un petit jour de congé vendredi et samedi c'était déjà reparti. Si c'est pas beau, ça?

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18 avril 2007

Vendredi soir sur la terre

Pour vous faire une idée de ce à quoi ressemble une soirée kinoise (la réponse au typique : "qu'est-ce qu'on fait ce soir"), je vous renvoie vers le blog de Pierre-Yves, qui vient de débarquer à Kin voici dix jours et avec qui j'ai passé la soirée de vendredi passé. Il tient également un journal en ligne et il fait sacrément dans le détail... Puisque ces temps-ci je délaisse un peu mon blog et que je fais rarement dans la description, ce compte-rendu minute par minute, ou presque, vient en compensation:

http://pyves.canalblog.com/archives/2007/04/13/4623672.html#trackbacks

En relisant l'article de Pierre-Yves, je tiens tout de même apporter quelques précisions:

-  Le théâtre dont parle P-Y est en fait l'espace Mutombo, un lieu de représentations culturelles en tous genres. C'est mon ami Cajou (dont le père est le fondateur de l'espace) qui me l'a fait découvrir. Concert, théâtre, danse, tous les vendredis les lieux sont ouverts aux amateurs de culture. Là, on fait avec les moyens du bord: coupure de courant, voisins bruyants et autres pluies viennent "congoliser" le spectacle de temps à autres, mais malgré cela, c'est une très bonne adresse car ici les occasions culturelles sont rares, surtout quand l'initiative est congolaise. Contrairement au centre Wallonie-Bruxelles (qui produit de nombreux et très bons spectacles) et au cercle français (idem), l'espace Mutombo se situe dans la cité et 95% de l'audience est congolaise. Après le spectacle c'est l'occasion d'aller boire un verre ou plus si affinité sur une terrasse du coin avec les amis tout-couleurs. Ambiance garantie!

- La boîte de nuit en question a un nom à faire peur (Le standing). Effectivement, on y retrouve la classe privilégiée de Kinshasa, c'est-à-dire de nombreux blancs, pas mal de congolais aussi et puis des filles qui semblent tout droit sorties d'un clip de Sean Paul: corps de rêve et le rythme dans le sang. Mais contrairement à ce que P-Y disait, il n'y a pas tellement de prostituées par rapport à d'autres clubs congolais. Bière à 5$ et alcool à 10 $, alors que deux rues plus loin des gosses dorment dans la rue. A fréquenter avec parcimonie (c'était ma troisième fois là-bas), quand on a envie de danser sur autre chose que de la musique congolaise. Quand on a envie de déconnecter de la réalité kinoise, allais-je ajouter, mais à vrai dire ce décalage fait entièrement partie de la vie à Kinshasa. Exemple de décalage: cette bouteille de whisky à 120$ offerte par un collègue croisé là-bas (-Tu bois quoi? -Un whisky. Et le voilà qui se ramène avec la bouteille entière...), qui représente sans doute l'équivalent d'un mois de salaire de son gardien.

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12 avril 2007

Découverte culturelle accélérée

fresque_d__gliseJ'ai goûté à la messe à la congolaise. Un seul mot pour la qualifier: diversifiée.

Pour quelqu’un qui voulait découvrir les rites religieux congolais, c’est sûr, je n’aurais pas pu rêver mieux que la veillée pascale: est-ce uniquement le fait de cette paroisse ou la tendance est-elle généralisée en RDC, je n’ai pas encore trouvé la réponse à cette question, toujours est-il que j’ai eu droit sur la même soirée à une messe, à un baptême, à une communion, à trois confirmations et trois mariages…

Des chants et des lectures en lingala, en français et en latin; des enfants de coeur qui passent de la pose solennelle à la danse effrénée; des gamines déguisées en pompom-girls qui se trémoussent dans les allées entre sermon et passages de la bible, à côté de cela, nos églises belges font bien triste mine.

Par contre, c’est plutôt moi qui faisait pâle figure après que l'aiguille de ma montre ait accompli son quatrième tour complet. Avec quatre heures de célébration, j’ai doublé d’un seul coup les statistiques de mes fréquentations de lieux saints au cours des cinq dernières années…

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27 février 2007

Petite leçon de conduite

Si la plupart des Congolais sont de nature aimable, au volant, ça change du tout au tout. A peine ont-il posé les fesses dans le fond d’un vieux siège qu’ils semblent avoir oublié la signification du mot « courtoisie »… Ici, c’est du chacun pour soi, et mieux vaut avoir à ses côtés un passager avec une bonne vue pour faire compenser ses propres carences. Ici, pas de code de la route – où s’il existe, rares sont ceux qui en connaissent la première règle – . On dépasse par la gauche, traverser_un_carrefourpar la droite, ou les deux en même temps, les deux-bandes se transforment subitement en trois, voire quatre files de voitures entre lesquelles il faut slalomer en usant du klaxon à gogo. Et oui, ici, c’est la loi du plus fort qui est de vigueur, et le klaxon fait office de bâton de pouvoir : fût-il rouillé jusqu’au moteur et prêt à rendre l’âme, quand un camion use de sa trompe, mieux vaut s’écarter du chemin. Pas de place pour laisser passer le fourgon ? La voiture monte alors sur le trottoir, bouscule le cycliste qui lui-même écrase deux-trois piétons. Vous l’avez compris, plus on est gros plus on monte en grade dans la hiérarchie des routes kinoises. Avec, comme roi de la route, l’énorme camion de marchandise. Enfin, cela c’est compter sans les « autorités », convois des deux ou trois tout-terrains flambant neufs sur lesquels sont perchés une dizaine de policiers au look teinté d’agent secret et de machine de guerre : gilet pare-balle, lunettes de soleil et kalachnikov, ils foncent à toute allure entre les véhicules apeurés. Où vont-ils, que font-ils ? Dans cette ville sans ambulance et avec un unique camion de pompier, les seuls à conduire comme le feraient des véhicules d’urgence sont en réalité les escortes de ministres ou d’autres personnalités politiques. Espérons seulement que les quelques minutes gagnées le matin leur serve à reconstruire le pays au plus vite…

klaxonnnn                                       gros_camion_flou

Autre difficulté, les embouteillages du matin en direction de la ville, puis du soir en sens inverse, témoins de la pauvreté économique de la périphérie. Tous les bureaux, les ministères et les sièges des organisations se trouvent à la Gombe. L’emploi, c’est dans le centre qu’il faut le chercher, du coup mieux vaut se lever tôt pour arriver à l’heure au boulot. Le long des routes, des piétons s’agglutinent, dans l’espoir de monter dans le premier taxi qui s’arrêtera. On assiste parfois à de véritables bagarres pour se faire une place dans le véhicule. Ici, pas d’espace réservé aux les transports en commun, on s’arrête ou on peut, c’est-à-dire sur le bord droit de la chaussée. Eviter cette bande augmente fortement les probabilités d’arriver intact à destination.

gensquicourentapreslebus

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Enfin, dernier coup dur pour les automobilistes : l’état déplorable du revêtement des routes. Ici, on ne parle pas de nid-de-poule mais de nid-d’éléphant. La nuit, les phares tanguent d’un côté puis de l’autre de la chaussée, non pas pour cause d’excès d’alcool du chauffeur, mais simplement pour préserver le moteur, l’axe… et le crâne du conducteur.

Autant vous dire que rouler dans les rues de Kin n’est pas de tout repos, mais quelques allez-retour au boulot et j’adopte déjà les réflexes congolais : klaxon, dépassement à contre-sens, slaloms, etc. je me prends déjà pour la reine de la route!

Posté par charlineakin à 14:15 - Vie quotidienne à Kinshasa - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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